{"id":3688,"date":"2026-10-05T10:59:42","date_gmt":"2026-10-05T09:59:42","guid":{"rendered":"https:\/\/www.institut-solidaris.be\/?page_id=3688"},"modified":"2026-10-07T08:32:47","modified_gmt":"2026-10-07T07:32:47","slug":"maladiescardiovasculaires2026","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.institut-solidaris.be\/index.php\/maladiescardiovasculaires2026\/","title":{"rendered":"Maladies cardiovasculaires : pr\u00e8s d\u2019un affili\u00e9 sur trois concern\u00e9, avec de fortes in\u00e9galit\u00e9s sociales"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-3697 alignright\" src=\"https:\/\/www.institut-solidaris.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/MaladiesCardioVasculaires2026_600x350.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"350\" srcset=\"https:\/\/www.institut-solidaris.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/MaladiesCardioVasculaires2026_600x350-200x117.jpg 200w, https:\/\/www.institut-solidaris.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/MaladiesCardioVasculaires2026_600x350-300x175.jpg 300w, https:\/\/www.institut-solidaris.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/MaladiesCardioVasculaires2026_600x350-400x233.jpg 400w, https:\/\/www.institut-solidaris.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/MaladiesCardioVasculaires2026_600x350.jpg 600w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><strong>Solidaris<\/strong> <strong>appelle \u00e0 mieux cibler la pr\u00e9vention et la d\u00e9tection pr\u00e9coce, notamment vers les publics pr\u00e9caris\u00e9s et les femmes.<\/strong><\/p>\n<p>Les maladies cardiovasculaires ne frappent pas tout le monde de la m\u00eame mani\u00e8re. Une nouvelle analyse men\u00e9e par Solidaris \u00e0 partir des donn\u00e9es nationales de soins rembours\u00e9s \u00e0 ses affili\u00e9s montre qu\u2019en 2024, 29 % d\u2019entre eux ont fait l\u2019objet d\u2019une prise en charge pour un probl\u00e8me cardiovasculaire. Derri\u00e8re ce chiffre se cachent d\u2019importantes disparit\u00e9s li\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e2ge mais \u00e9galement \u00e0 la situation socio-\u00e9conomique et au sexe.<\/p>\n<p><strong>La pr\u00e9carit\u00e9 augmente nettement le risque<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019analyse distingue plusieurs niveaux de prise en charge, depuis la d\u00e9livrance de m\u00e9dicaments ou le contact avec un cardiologue jusqu\u2019\u00e0 l\u2019hospitalisation pour pathologie cardiovasculaire. Au total, 18 % des affili\u00e9s rel\u00e8vent du premier niveau, 7 % du deuxi\u00e8me et 4 % ont connu une hospitalisation pour une pathologie cardiovasculaire.<\/p>\n<p>Sans surprise, l\u2019\u00e2ge joue un r\u00f4le d\u00e9terminant : la prise en charge augmente fortement avec l\u2019\u00e2ge, particuli\u00e8rement \u00e0 partir de 40 ans, et s\u2019acc\u00e9l\u00e8re encore apr\u00e8s 60 ans.<\/p>\n<p>Mais l\u2019\u00e9tude met \u00e9galement en \u00e9vidence un v\u00e9ritable gradient social. Les affili\u00e9s b\u00e9n\u00e9ficiant de l\u2019intervention major\u00e9e (BIM) pr\u00e9sentent une probabilit\u00e9 de prise en charge 32 % plus \u00e9lev\u00e9e que les b\u00e9n\u00e9ficiaires ordinaires.<\/p>\n<p>Et les in\u00e9galit\u00e9s se cumulent : les femmes BIM apparaissent comme un public particuli\u00e8rement expos\u00e9, avec une proportion de prise en charge sup\u00e9rieure \u00e0 celle observ\u00e9e chez les hommes BIM et chez les femmes non BIM.<\/p>\n<p><strong>Les femmes, un angle mort persistant de la pr\u00e9vention cardiovasculaire<\/strong><\/p>\n<p>Longtemps associ\u00e9es prioritairement aux hommes, les maladies cardiovasculaires constituent donc un enjeu majeur de sant\u00e9 pour les femmes. Solidaris indiquent ainsi qu&rsquo;en 2022, elles repr\u00e9sentaient 24 % des d\u00e9c\u00e8s chez les femmes en Belgique, devant les tumeurs et \u00e9taient la premi\u00e8re cause de d\u00e9c\u00e8s chez les femmes en Wallonie et \u00e0 Bruxelles.<\/p>\n<p>Solidaris pointe notamment la n\u00e9cessit\u00e9 de mieux prendre en compte les sp\u00e9cificit\u00e9s des sympt\u00f4mes cardiovasculaires chez les femmes. L&rsquo;enjeu concerne donc aussi bien la sensibilisation du grand public que la formation des professionnels de sant\u00e9 et la d\u00e9tection pr\u00e9coce.<\/p>\n<p>\u00ab <em>Traiter tout le monde de la m\u00eame mani\u00e8re ne suffit pas lorsque les risques ne sont pas r\u00e9partis de la m\u00eame mani\u00e8re<\/em>, souligne Jean-Pascal Labille, Secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de Solidaris. <em>Il faut bien entendu maintenir une pr\u00e9vention destin\u00e9e \u00e0 l\u2019ensemble de la population mais il convient aussi de renforcer les interventions aupr\u00e8s de celles et ceux qui sont les plus expos\u00e9s, notamment les publics pr\u00e9caris\u00e9s et les femmes<\/em>. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Un impact qui d\u00e9passe largement la sant\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Les cons\u00e9quences des maladies cardiovasculaires se mesurent \u00e9galement en termes d\u2019incapacit\u00e9 de travail. Parmi les affili\u00e9s de 18 \u00e0 65 ans, 27,1 % des personnes prises en charge pour un probl\u00e8me cardiovasculaire connaissent au moins un jour d\u2019incapacit\u00e9 ou d\u2019invalidit\u00e9, contre 12,7 % parmi celles qui ne sont pas prises en charge pour un probl\u00e8me cardiovasculaire.<\/p>\n<p>Au niveau national, 192.272 hospitalisations classiques pour maladies du syst\u00e8me circulatoire ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es en 2024, soit 11 % de l\u2019ensemble des hospitalisations. Les d\u00e9penses en soins m\u00e9dicaux directs pour les maladies cardiaques d\u00e9passaient par ailleurs 2,7 milliards d\u2019euros en 2022.<\/p>\n<p><strong>Solidaris plaide pour une pr\u00e9vention \u00ab universelle mais proportionn\u00e9e \u00bb<\/strong><\/p>\n<p>Face \u00e0 ces constats, Solidaris d\u00e9fend le principe d\u2019universalisme proportionn\u00e9 : maintenir des actions de pr\u00e9vention accessibles \u00e0 l\u2019ensemble de la population tout en renfor\u00e7ant leur intensit\u00e9 aupr\u00e8s des groupes les plus vuln\u00e9rables.<\/p>\n<p>Solidaris rappelle ainsi que la Belgique ne dispose pas actuellement d\u2019un plan national sp\u00e9cifiquement consacr\u00e9 aux maladies cardiovasculaires. La Mutualit\u00e9 salue pourtant la volont\u00e9 du gouvernement f\u00e9d\u00e9ral de s\u2019inscrire dans la dynamique du Safe Hearts Plan europ\u00e9en, tout en appelant \u00e0 traduire cette orientation en mesures nationales concr\u00e8tes et structur\u00e9es.<\/p>\n<p><strong>Solidaris agit d\u00e9j\u00e0 sur le terrain<\/strong><\/p>\n<p>Pour rappel, Solidaris et son r\u00e9seau d\u00e9veloppent d\u00e9j\u00e0 des actions de pr\u00e9vention concernant notamment l\u2019alimentation, l\u2019activit\u00e9 physique, le tabac et la consommation d\u2019alcool. Un accompagnement de proximit\u00e9 des publics pr\u00e9caris\u00e9s est \u00e9galement organis\u00e9 via les agents de pr\u00e9vention.<\/p>\n<p>Pour Solidaris, l\u2019enjeu est donc clair : r\u00e9duire le poids des maladies cardiovasculaires suppose non seulement de renforcer la pr\u00e9vention mais aussi d\u2019agir l\u00e0 o\u00f9 les risques sont les plus \u00e9lev\u00e9s. L\u2019\u00e9galit\u00e9 en sant\u00e9 passe par des r\u00e9ponses diff\u00e9renci\u00e9es.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.institut-solidaris.be\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/PolicyBrief_MaladiesCardioVasculaires_2026.pdf\">T\u00e9l\u00e9charger le Policy Brief<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Solidaris appelle \u00e0 mieux cibler la pr\u00e9vention et la d\u00e9tection pr\u00e9coce, notamment vers les publics pr\u00e9caris\u00e9s et les femmes. Les maladies cardiovasculaires ne frappent pas tout le monde de la m\u00eame mani\u00e8re. 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